Netzwerklogo: das Internationale gewerkschaftliche Netzwerk für Solidarität und KampfDie nächste, die 108. Jahresversammlung der Internationalen Arbeitsorganisation (ILO – englisch) findet am 100. Jahrestag der Gründung dieser dreiseitigen Organisation im Jahr 2019 in Genf statt. Eine weltweite Versammlung von Regierungen, Unternehmern und Gewerkschaften – das ist einerseits der globale Inbegriff der Sozialpartnerschaft. Und so wurde sie auch damals gegründet: Auf Beschluss der Vereinten Nationen nach dem Krieg, weil „Friede nur sicher ist, wenn der soziale Friede gewährleistet“ sei. In dem Diskussionseitrag „QUELLE EVALUATION SYNDICALE DES CENT ANS DE TRIPARTISME PORTE PAR L’OIT?“ des Generalsekretärs des Gewerkschaftsbundes CNTS/FC (Senegal) vom 06. August 2018 (per Rundmail im Alternativen Gewerkschaftlichen Netzwerk für Solidarität und Kampf verbreitet, dem die CNTS angehört – wie sie auch dem IBG angehört, kein Einzelfall und in den Statuten des Netzwerkes vorgesehene Möglichkeit) zieht Cheikh Diop eine Bilanz, die sich positiv vor allem auf bestimmte gemeinsam beschlossene Paragrafen der Statuten bezieht, wie etwa die Organisationsfreiheit und das Streikrecht. Ob solche gemeinsamen Bestimmungen noch eine Zukunft haben, ist die Frage, die er in diesem Beitrag aufwirft. Dass die Übereinkommen in der Praxis missachtet werden ist gewerkschaftlicher Alltag (und gerade Leserinnen und Leser des LabourNet Germany können davon Hunderte von Beispielen aus aller Welt kennen) – relativ neu aber ist die Entwicklung, dass die Unternehmensvertreter in der ILO offen Front gegen sie machen, wie vor allem beim Streikrecht. Was im Zusammenhang mit dem Vorgehen gegen Streiks in zahlreichen Ländern stehe – und keinesfalls zufällig hebt er dabei entsprechende Repressionswellen in Frankreich und Spanien hervor, denn europäische Unternehmen und Regierungen stünden an der Spitze dieser antigewerkschaftlichen Entwicklung. Sie seien auch die erfolgreichen Vorkämpfer für die bereits vollzogene Änderung der Richtlinien für Entlassungen gewesen. Wer friedliche Revolutionen verhindere, werde gewaltsame bekommen, so schließt dieser (französische) Beitrag, den wir im Folgenden dokumentieren und den wir hiermit ultrakurz zusammen gefasst haben.

QUELLE EVALUATION SYNDICALEDES CENT ANS DE TRIPARTISME PORTE PAR L’OIT?

La prochaine Conférence Internationale du Travail, 108èmeédition,célèbre en 2019 son centième anniversaire.

Créée en 1919, juste un an après la première guerre mondiale (1914-1918) l’Organisation Internationale du Travail – OIT- est, comme nous le savons, l’aboutissement d’âpres luttes ouvrières sévèrement réprimées,à travers le monde.

En effet, cette prestigieuse institution est née de l’évolution des relations historiques Capital/Travail à l’instar de toutes les catastrophes anthropiques et toutes les révolutions, engendrées, inéluctablement par la domination absolue et permanente du Capital sur le Travail.

Les exemples font légion dans ce domaine et nous pouvons en citer quelques-uns ici:

  • Selon l’académie de Poitier, la révolution française de 1789 est issue de la conjugaison de deux évènements : la lutte politique contre l’oppression à Grenoble et la lutte ouvrière pour les salaires à Paris.
  • La révolution industrielle et ses conséquences néfastes dont l’esclavage, la colonisation etles grandes révoltes de la classe ouvrière.
  • Les guerres mondiales, la liste n’est pas exhaustive.

Afin de faire régner la paix, et tenter de créer un équilibre entre les peuples, plusieurs organisations ont vu le jour après ces confrontations mondiales aux conséquences dévastatrices.

Ainsi la partie XIII du traité de Versailles qui fonde l’OIT stipule que : «La SDN (Société Des Nations) a pour but d’établir la paix universelle et qu’une telle paix ne peut être fondée que sur la justice sociale»

Cette noble mission de poser les jalons d’une paix universelle dévolue à l’OIT, a été réaffirmée et clairementdéfinie dans la déclaration dePhiladelphiede1944 par la Conférence générale de l’Organisation Internationale du Travail, devenue CIT (Conférence Internationale du Travail)

A l’occasion du centenaire de l’OIT, nous jugeons opportun de rappeler ici in extenso, cette importante déclaration plus que jamais d’actualité :

« Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du Travail. La Conférence générale de l’Organisation internationale du travail, réunie à Philadelphie en sa vingt-sixième session, adopte, ce dixième jour de mai 1944, la présente Déclaration des buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail, ainsi que des principes dont devrait s’inspirer la politique de ses membres.

I La Conférence affirme à nouveau les principes fondamentaux sur lesquels est fondée l’Organisation, à savoir notamment :

a) le travail n’est pas une marchandise ;

b) la liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès soutenu;

c) la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous ;

d) la lutte contre le besoin doit être menée avec une inlassable énergie au sein de chaque nation et par un effort international continu et concerté dans lequel les représentants des travailleurs et des employeurs, coopérant sur un pied d’égalité avec ceux des gouvernements, participent à de libres discussions et à des décisions de caractère démocratique en vue de promouvoir le bien commun.

II Convaincue que l’expérience a pleinement démontré le bien-fondé de la déclaration contenue dans la Constitution de l’Organisation internationale du travail, et d’après laquelle une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale, la Conférence affirme que :

a) tous les êtres humains, quelles que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales ;

b) la réalisation des conditions permettant d’aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale ;

c) tous les programmes d’action et mesures prises sur le plan national et international, notamment dans le domaine économique et financier, doivent être appréciés de ce point de vue et acceptés seulement dans la mesure où ils apparaissent de nature à favoriser, et non à entraver, l’accomplissement de cet objectif fondamental ;

d) il incombe à l’Organisation internationale du travail d’examiner et de considérer à la lumière de cet objectif fondamental, dans le domaine international, tous les programmes d’action et mesures d’ordre économique et financier ;

e) en s’acquittant des tâches qui lui sont confiées, l’Organisation internationale du travail, après avoir tenu compte de tous les facteurs économiques et financiers pertinents, a qualité pour inclure dans ses décisions et recommandations toutes dispositions qu’elle juge appropriées. La Conférence reconnaît l’obligation solennelle pour l’Organisation internationale du travail de seconder la mise en œuvre, parmi les différentes nations du monde, de programmes propres à réaliser : […]

a) la plénitude de l’emploi et l’élévation des niveaux de vie ;

b) l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun ;

c) pour atteindre ce but, la mise en œuvre, moyennant garanties adéquates pour tous les intéressés, de possibilités de formation et de moyens propres à faciliter les transferts de travailleurs, y compris les migrations de main-d’œuvre et de colons ;

d) la possibilité pour tous d’une participation équitable aux fruits du progrès en matière de salaires et de gains, de durée du travail et autres conditions de travail, et un salaire minimum vital pour tous ceux qui ont un emploi et ont besoin d’une telle protection ;

e) la reconnaissance effective du droit de négociation collective et la coopération des employeurs et de la main-d’œuvre pour l’amélioration continue de l’organisation de la production, ainsi que la collaboration des travailleurs et des employeurs à l’élaboration et à l’application de la politique sociale et économique ;

f) l’extension des mesures de sécurité sociale en vue d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d’une telle protection, ainsi que des soins médicaux complets ;

g) une protection adéquate de la vie et de la santé des travailleurs dans toutes les occupations;

h) la protection de l’enfance et de la maternité ;

i) un niveau adéquat d’alimentation, de logement et de moyens de récréation et de culture ;

j) la garantie de chances égales dans le domaine éducatif et professionnel. 

C’est au regard de ses missions pour le maintien de la paix mondiale par la promotion de la justice sociale, que l’OIT est considérée comme «la conscience sociale de l’humanité ».Comparativement aux autres institutions onusiennes et à l’ensemble du système, son utilité est  l’une des plus reconnues,son influence sur les législations et sur les mentalités de ses  membres, indéniable.De même, l’impact positif de ses normes du travail et leur contribution sur lastabilitésociale sont unanimement partagéspar toutes les composantes de l’institution : syndicats, employeurs et gouvernements.

A cinquante ans d’existence,l’OIT a été consacrée prix Nobel de la paix pour sa contribution à la stabilité de l’humanité.

Cent ans depuis sa création, il n’ya pas eu de fléaux anthropiques à la dimension de la révolution française, de l’esclavage, de la colonisation etc.

Aussi n’avons-nous pas assisté à de violentesrévoltes contre le capitalà travers le monde telles que :

  • celle de 1818 en Angleterre à l’encontre des techniques pourvoyeuses de chômage et de dégradation des conditions des travailleurs, violente au point que Robert OWEN un grand industriel Anglais, demanda l’instauration d’une commission sociale destinée à la protection des travailleurs.
  • les deux violentes et sanglantes révoltes (1831- 1834) en France, à l’issue de desquelles l’industriel français Daniel Le Grand emboita le pas à son homologue anglais Robert Owen pour reprendre ses idées.
  • en Allemagne, les révoltes de l’été 1916 menées par les ouvriers contre leurs souffrances et misères.
  • en Russie, pour les mêmes raisons, des manifestations se succèdent et aboutissent à la révolution d’octobre 1917.

L’OIT dont l’action est fondée sur le tripartisme (gouvernants, patronat et travailleurs),cent ans après sa création estparvenue à installer incontestablement une stabilité sociale mondiale, par la réduction dela lutte des classes et le recul du syndicalisme de lutte et de conquêtes.

En contrepartie, qu’avons-nousobtenue  dans ce tripartisme ?

Pour apporter une réponse lucide et appropriée à cette question, nous devrons faire l’historique du tripartisme, évaluer ses résultats en terme de progrès social, et son impact dans les relations de travail à tous les niveaux.

Aussi allons-nous, en définitive  analyser l’avenir du travail et des relations de travail avec ou sans le tripartisme.

Nous savons qu’avant l’avènement du tripartisme, le mouvement se manifestait souvent par de multiples révoltes de la classe ouvrière, prenant parfois des élans d’insurrection se propageant dans toute l’Europe voire le monde entier. C’est d’ailleurs ce qui a poussé le patronat dont en tête les Robert Owen, Daniel Le Grand, entre autres, à lâcher du lesten reconnaissant pas mal de droits à l’endroit de la classe ouvrière européenne. Et pourtant, c’est de notoriété, l’objectif de ces derniers, est d’étouffer et de museler la classe ouvrière.

Osons simplement espérer, qu’en signant le traité de Versailles, (qui a engendré le tripartisme) les initiateurs n’avaient pas le même dessein que les Robert Owen.

Envisager l’avenir avec le tripartisme recommande aux leaders du mouvement syndical de faire l’évaluation, de façon objective,etd’apporter des réponsesappropriéesaux légitimes questionnements de la classe ouvrière. Ainsi par ma voix, la CNTS/FC apporte sa contribution ici à ce débat inéluctable

Cent ans de tripartisme, quelle évaluation syndicale ?

Pour célébrer le centenaire de l’OIT, le mouvement syndical ouvrier ne peut pas faire l’économie de cette question. Le maintien de la cohésion du mouvement syndical nous exige d’aborder la réflexion collective sur la question.

Mais entendons-nous bien. Il ne subsiste chez nous aucun doute quant à la noblesse, l’utilité des missions de l’OIT, la volonté de l’institution et de ses dirigeants successifsd’atteindre les objectifs déclinés. L’actuel directeur du BIT, le camarade GUY RYDER fut d’ailleurs le premier secrétaire général de la CSI- Confédération Syndicale Internationale- la plus grande internationale syndicale, issue de la fusion de la CMT- Confédération Mondiale du Travail- et de la CSIL en plus d’autres fédérations internationales.

Le camarade GUY, qui a dirigé la CSI depuis le congrès de fusion du 1er novembre 2006 tenu à Vienne en Autriche, congrès qui réunit 306 syndicats (dont la CNTS/FC du Sénégal), représentant plus de 165 millions d’adhérents dans 156 pays du monde, jouit bien d’une réputation favorable.Toutefois l’on peut se poser la question de savoir si tous les acteurs du tripartisme ont véritablement  œuvré pour la réalisation de la déclaration fondatrice de l’OIT, selon laquelle : «Une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale.»

Ces dits acteurs se sont-ils appropriésréellement les principes de l’OIT bien formulés, rappelés ci-dessus? Nous constatons en tout cas que cent ans de tripartisme n’ont pas émousséla farouche volonté des capitaines d’industrie de remettre en cause le droit de grève, qui depuis 2012 tentent coûte que coûte d’y parvenir par tous les moyens.

Pour preuve, lors de la 105ème CIT en 2015, les travaux de la commission des normes, ont failli être bloqués du fait de la détermination des représentants du patronat à remettre en cause le droit de grève. L’objectif inavoué du groupe d’employeurs, mandaté à la Conférence Internationale du Travail depuis 2012, vise à abroger la convention C 187 qui  sous-tend le droit de grève. Le groupe des travailleurs doit être conscient de la gravité de la menace qui pèse ainsi sur l’une des huit conventions fondamentales de l’institution, dotée d’un statut de protection similaire à celuides droits humains. Depuis des années, nous constatons en effet, la résolution des lobbies patronaux à réviser un bon nombre de conventions, comme ils l’ont fait avec la C 158 sur les licenciements,  dénoncés par le MEDEF en France.

Ces lobbies sont allés plus loin en essayant de remettre en cause l’existence même de l’OIT dans le seul but d’endiguer  la production de normes internationales du travail, entrave, selon eux,de l’expansion des visées capitalistes. On se rappelle que la CIS (Confédération Syndicale Internationale) avait vigoureusement contesté en menaçant de porter l’affaire devant la cour internationale de justice. Le patronat n’a jamais renoncé à sa volonté d’encadrer la grève pour ne pas trop nuire aux intérêts des investisseurs et anéantirde ce faittoutes les chances de faire aboutir l’action revendicative.

Le droit de grève est partout attaqué, notamment en Europe,  selon la CSI en Espagne, 260 employés ayant pris part à des mouvements de grève étaient poursuivis en justice. En 2009, au nom du service public, EDF (Electricité De France) avait réquisitionné 3000 employés dans six de ses huit centrales électriques, les privant ainsi d’exercer  leur droit de grève.  Les syndicats qui avaient intenté des recours en justice ont été condamnés à payer 1000 euros à la direction d’EDF. Les exemples d’attaques du droit de grève foisonnent partout à travers le monde. Au Sénégal, le droit de grève est certes constitutionnalisé mais il est assorti d’une clause qui tente de l’encadre et qui pourrait l’annihiler.

Des conventions fondamentales comme les C 198 et C 187, font l’objet d’attaques permanentes, rien que cette dernière (C187) qui fête ses 70 ans, elle a subi plus de 1 325 violations en 2017, soit  200  fois plus qu’en 2016 et cette  tendance demeure fortement haussière depuis 2012.

La plupart des programmes de l’OIT : protection sociale et son extension, travail décent, éradication du travail des enfants, formalisation de l’économie informelle, égalité de genre, éradication des formes atypiques d’emploi, migration, travail domestique…, ne connaissent pas un meilleur sort. Selon le BIT, en 2016 plus de 40,3 millions de personnes étaient victimes d’esclavage moderne, dont 24,9 millions de travail forcé.

En plus des violations des droits et libertésdes travailleurs et des remises en cause constantes des acquis du mouvement syndical,  nous remarquonsun vaste complot pour la liquidation des leaders du mouvement ouvrier qui est la composante la plus engagée du mouvement syndical, le cas de LULA au Brésil en est une illustration.

Des peuples continuent d’être persécutés et en tête leur classe ouvrière; nous pouvons en citer entre autres la Palestinien et leVenezuela. Saluons au passage l’engagement de l’Entente Internationale de Travailleurs et des Peuples contre la guerre et l’exploitation (EIT), pour le combat qu’elle mène contre toutes ces injustices.

Les cent ans de tripartisme n’ont pas pu empêcher, ni ralentir le recul du service public au profit des capitaines d’industrie qui détiennent lesentreprises multinationales, contrôlent le commerce mondial et les institutions de Breton Wood.

Au terme des cents ans de mission de l’OIT,trois questions fondamentales interpellent le mouvement syndical :

  1. Les tendances observées et la volonté manifeste des tenants du capital ne « marchandisent » – elles pas le travail ?
  2. Les mêmes tendances garantissent-elles la liberté d’expression et d’association, condition sine qua non d’un progrès soutenu, comme édictée dans la déclaration de Philadelphie ?
  3. Des efforts conséquents ont-ils été déployés par toutes les composantes du tripartisme, pour faire reculer la pauvreté qui, partout où elle existe, menace la prospérité de tous, selon la déclaration de Philadelphie ?

Après cent ans des missions de l’OIT, la situation, ramenée au plan national, dans chaque pays membre, n’est pas loin d’être la même.

Les objectifsfondamentaux de la déclaration de Philadelphie, de progrès social, gage de paix mondiale n’ont pas beaucoup progressé, au point qu’il est prévu de poser la problématique de l’avenir du travail, durant le centenaire de l’OIT.

Envisager l’avenir du travail et des relations professionnelles, pose au moins trois problématiques :

  • L’ordre établioriente le progrès technologique versle renforcement ducapital et l’anéantissement dutravail et duprogrès social, comme le montrent la robotisation et le travail atypique généré par les TIC, entre autres.
  • Le recul du service public au profit du capital multinational étranger.
  • La menace périlleuse sur les acquis les droits et libertés du mouvement syndical et des travailleurs, visant l’asservissement de la force de travail.

A la naissance de l’OIT, en référence aux déclarations de Versailles et de Philadelphie, l’espoir des travailleurs et leurs organisations fut grand. Ce, d’autant plus que l’OIT était considérée comme une révolution pacifique alternative dans les relations professionnelles, pouvant nous  nous conduire à l’atteinte de nos objectifs d’équité, de justice et de progrès social dans la répartition et la redistribution des richesses que génère le couple (Capital-travail).

Il serait regrettable,après cent ans de tripartisme, de constater l’échec d’une révolution pacifique cautionnée par tous, en lieu place d’un retour inévitable d’une meilleure réorganisationde la lutte des classes et du syndicalisme révolutionnaire de lutte et de conquête.

Toutes les composantes de l’OIT gagneraient à s’engager résolument vers l’atteinte des missions assignées à notre organisation (l’OIT), dans ses fondements dans ses principes et objectifs, seul gage de paix et de stabilité universelle.

Enfin pour conclure, j’invite toutes les composantes du tripartisme et de l’OIT à méditer la pensée de John F. Kennedy qui disait: «A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes».

Dakar le 06 Aout 2018.
Cheikh DIOP SG CNTS/FC